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Jean Michel Aphatie 24 février 2009 Lien permanent
Les banques en crise, Stéphane Guillon aussi 24/02
C’est sans doute la Une du journal économique Les Echos qui est la plus frappante, ce matin: « Nouveaux secours d’urgence des Etats auprès des banques » Voilà en effet des mois que partout dans le monde les pouvoirs publics interviennent pour tenter de sauver le système financier. Et l’on constate ce matin qu’après tant d’efforts et surtout des milliards de milliards déversés on ne sait exactement où, rien ne s’arrange vraiment sur le front bancaire.
La situation semble particulièrement difficile aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Dans ces deux pays, les besoins de recapitalisation des banques demeurent importants. Les Etats, eux mêmes sans argent depuis longtemps, sont contraints de renflouer des établissements pour éviter que leur faillite ne sème la panique parmi les épargnants et ne désorganise les circuits de financement des entreprises.
Les banques, évidemment, ne suscitent pas spontanément la sympathie. Après tout, si elles ont fauté, mal prêté leur argent, choisi d’engranger de colossaux bénéfices à court terme sans vraiment se soucier du long terme, qu’elles se débrouillent. Il y a quelque chose de terrible, presque d’insupportable, à voir aujourd’hui des dirigeants naguère arrogants tendre la main à l’Etat pour tenter d’éviter le naufrage. Et malgré tout, l’aide est une obligation car rien ne serait pire qu’un krach bancaire qui appauvrirait gravement et durablement l’ensemble de la planète.
C’est dans cette contradiction que se débattent aujourd’hui les gouvernants. Mais surtout, le sentiment qui domine ce matin, c’est celui de l’impuissance. La banque américaine Lehman Brothers a fait faillite à la mi-septembre 2008. Depuis, la situation du système financier mondial n’a cessé de se dégrader, et ce malgré les sommes considérables d’argent public injecté dans le système. En clair, la descente aux enfers se poursuit et nul n’est capable d’assurer aujourd’hui que nous éviterons cet enfer.
Une autre descente aux enfers, mais moins grave celle là. Ce matin, sur France Inter, le chroniqueur Stéphane Guillon a consacré son billet au papier publié ici hier. Vous pourrez sans doute l’écoutez sur le site de la radio publique. A certains moments, il m’a semblé que l’on pouvait éprouver une forme de honte compassionnelle pour son auteur, perdu dans une vulgarité épaisse et inutile. Sur le propos lui-même, juste cette remarque. Le billet écrit ici hier soulignait l’incongruité des excuses faites par la direction de France Inter à la suite d’une chronique précédente de Stéphane Guillon. De cela, nulle mention ce matin. La preuve peut-être de l’embarras général. Et puis de vous à moi, à la violence du ton, je n’ai pu m’empêcher de penser que Stéphane Guillon avait le cuir beaucoup plus tendre que ne le laisse supposer la forme de travail qu’il s’est lui même choisi.

