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Jean Michel Aphatie 02 avril 2009 Lien permanent

Les principes, ne pas oublier les principes 02/04


L’actualité est une machine dont la force s’impose à tous. Aucun élément nouveau, aucune réaction particulière, ne justifie aujourd’hui que l’on reparle, ici ou ailleurs, du procès Colonna. La démocratie française, fière encore aujourd’hui de sa conceptualisation des droits de l’Homme voilà plus de deux siècles, accepte sans qu’aucune voix autorisée ne pointe cette réalité grossière, qu’un procès en appel plus brumeux et confus que la première instance aboutisse à un alourdissement de la peine, la confusion des débats semblant avoir affermie la conviction des juges, contradiction absolue que personne n’ose relever.

Toujours maîtresse du temps, l’institution judiciaire sait faire le gros dos et gérer ses propres attitudes scandaleuses. Voulez-vous des exemples? Aujourd’hui encore, pas un magistrat n’est réputé responsable du fiasco judiciaire d’Outreau. Aujourd’hui encore, un parlementaire de la République attend qu’un juge veuille ben le convoquer dans son bureau pour lui poser des questions alors même que les éléments de son dossiers ont été dispersés aux quatre vents et sont visibles de tous sur Internet.

Ce fonctionnement judiciaire ne suscite rien, aucune réaction, ni parmi les observateurs, ni parmi les responsables politiques, ni parmi les intellectuels. Nous passons notre vie à valoriser notre histoire car nous la trouvons belle des principes qui ont forgé notre singularité spirituelle et construit notre aura sur la planète. Et lorsque l’inobservation de ces principes nous saute au visage, nous demeurons obstinément muets. Quelqu’un peut-il expliquer cela?

L’actualité, donc, et notamment le G20, à Londres. Des dirigeants du monde réunis à ce moment particulier où la crise menace les équilibres sociaux ne peuvent pas échouer. Un accord sera trouvé entre tous, tout à l’heure, à Londres. Quel en sera le contenu? La force? L’impact? Les acteurs probablement, parlerons d’un moment historique. Voilà bien leur plaisir, aux puissants du monde, de croire que leur action tutoie celle des géants. Le plus probable est quand même que ceci ne change pas grand chose, et en tout pas pas tout de suite, ni même rapidement.

Chacun sait bien que le gros de l’épreuve est encore devant nous. Le système financier n’est toujours pas purgé de ses obligations pourries et l’industrie entraîne dans sa spirale descendante tous les secteurs de l’économie. Nous avons encore de longs mois de dépression avant d’espérer toucher le fond.

C’est d’ailleurs dans ces cas là, quand l’économie, donc la technique, chancelle, qu’il faut en revenir aux principes car sans eux l'aventure humaine n'a pas de sens.

commentaires (856)

Ajouter un commentaire 14h03 Gérard 57 03-04-2009

12:12. Le 3 avril 2009 par Bourgogne58

«"Ce qu'il vous faut admettre, c'est que les pays débiteurs le sont parce qu'ils achètent.

Et à qui achètent-ils ? Aux pays créanciers (par définition). Ce n'est pas une tare, c'est juste un fait (nos pays sont de gros consommateurs)."




Ah bon les pays débiteurs achètent uniquement aux pays créanciers ? Nous n’achetons qu’à la Chine et rien aux U.S., à l’Italie, à l’Espagne, aux Pays de l’Est ?



En fait la relance de la consommation commence d’abord et avant tout par réinstaurer la confiance des consommateurs. C’est pour cette raison que les intervenants principaux du G20, à commencer par Obama, Gordon Brown et bien sûr, ne l’oublions surtout pas, notre Président, affichent un tel optimisme. Un échec eut été une catastrophe, donc ce ne pouvait être qu’une réussite. Un peu finalement comme l’accord de Munich par Chamberlain comme le signalait Vladimir.

Ajouter un commentaire 14h03 Gérard 57 03-04-2009

12:12. Le 3 avril 2009 par Bourgogne58

«"Ce qu'il vous faut admettre, c'est que les pays débiteurs le sont parce qu'ils achètent.

Et à qui achètent-ils ? Aux pays créanciers (par définition). Ce n'est pas une tare, c'est juste un fait (nos pays sont de gros consommateurs)."




Ah bon les pays débiteurs achètent uniquement aux pays créanciers ? Nous n’achetons qu’à la Chine et rien aux U.S., à l’Italie, à l’Espagne, aux Pays de l’Est ?



En fait la relance de la consommation commence d’abord et avant tout par réinstaurer la confiance des consommateurs. C’est pour cette raison que les intervenants principaux du G20, à commencer par Obama, Gordon Brown et bien sûr, ne l’oublions surtout pas, notre Président, affichent un tel optimisme. Un échec eut été une catastrophe, donc ce ne pouvait être qu’une réussite. Un peu finalement comme l’accord de Munich par Chamberlain comme le signalait Vladimir.

Ajouter un commentaire 11h55 Bourgogne58 03-04-2009

10:39. Le 3 avril 2009 par zoom

C'est pour moi que vous précisiez ?

Je connais (façon de parler, nous ne sommes pas intimes) et connais beaucoup de ses développements, mais je pensais que vous parliez de son intervention récente (que je n'ai pas encore analysée). Il n'y a pas de mépris dans mon post, je n'ai pas analysé d'interventions techniques de beaucoup d'autres gens

Bank of China n'entre pas au capital de LCF Rothschild. Ils devaient prendre 20% et c'est un coup dur pour l'établissement français qui attendait du cash "jaune". Très certainement une des conséquences du G20 et de la rencontre Obama-Hu Jintao. Voila les dossier que j'analyse, pour savoir entre autre, les moyens de pression développés par les US pour arriver à ce résultat.

Ajouter un commentaire 11h55 Bourgogne58 03-04-2009

10:39. Le 3 avril 2009 par zoom

C'est pour moi que vous précisiez ?

Je connais (façon de parler, nous ne sommes pas intimes) et connais beaucoup de ses développements, mais je pensais que vous parliez de son intervention récente (que je n'ai pas encore analysée). Il n'y a pas de mépris dans mon post, je n'ai pas analysé d'interventions techniques de beaucoup d'autres gens

Bank of China n'entre pas au capital de LCF Rothschild. Ils devaient prendre 20% et c'est un coup dur pour l'établissement français qui attendait du cash "jaune". Très certainement une des conséquences du G20 et de la rencontre Obama-Hu Jintao. Voila les dossier que j'analyse, pour savoir entre autre, les moyens de pression développés par les US pour arriver à ce résultat.

Ajouter un commentaire 11h48 Bourgogne58 03-04-2009

10:41. Le 3 avril 2009 par PIERRE77

Et je ne pleure pas sur Beneteau.

Le rachat de Jeanneau, il y a une 10aine d'années, a laissé du monde sur le bord de la route...


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