Informations, impressions, commentaires : mon regard sur l'actualité politique.
Jean Michel Aphatie 25 août 2009 Lien permanent
Les banquiers à l'Elysée, septième 25/08
Si j’étais banquier, aujourd’hui, début du XXI° siècle, en France, je ne sais pas quelle serait mon humeur. Certes, la ville est belle, je parle de Paris, of course, et le temps agréable. Mais quand même: être convoqué comme un enfant, pour la septième fois de l’année, à l’Elysée, pour se faire engueuler, une fois encore, par le surveillant général, avouez qu’il y a de quoi en perdre le sourire.
Dans cette histoire, c’est sans doute le plus étonnant, et sans doute aussi le plus fascinant. Qu’il ne se soit pas trouvé, en France, au XXI° siècle, un seul dirigeant de banque pour dire d’aller se faire voir au pouvoir politique. Pas un signe de rébellion, pas un mot plus haut que l’autre. Toutes ces têtes bien faites qui, soit par copinage, soit par talent, ça arrive aussi, se sont hissées au sommet des banques nationales, sont d’une extrême docilité dès que le pouvoir les siffle.
Vous voulez nous voir? On arrive. Vous nous grondez? On en redemande. Masochistes, les banquiers? Veules? Dépendant de l’Etat, de son argent, de ses commandes, au point d’en oublier toute fierté? Ou bien impressionnés, vraiment, par le pouvoir? Encore une fois, les réponses les plus simples sont celles qui sonnent les plus justes. Avant d’être banquiers, les banquiers français sont Français. Toujours cette soumission à la politique, ce respect du verbe et de la parole, l’effacement devant l’élu. Existe-t-il un autre pays occidental, c’est-à-dire un pays partageant notre culture où les financiers ont ainsi pris à sept reprises le chemin du calvaire?
Et à bien y réfléchir, est-ce cohérent? Est-ce juste? Est-ce même seulement utile? Si la politique, expression de la volonté populaire, considère qu’en matière de rémunérations des traders et des dirigeants les limites sont franchies et les bornes dépassées, alors la politique doit prendre des mesures. Une loi par exemple, qui interdirait ou limiterait bonus, retraites chapeaux, stocks options, et toutes autres trouvailles de la finance. Les parlementaires français qui votent plusieurs centaines de lois par an voteraient celles là dans l’allégresse, et peut-être même à l’unanimité. Ce serait un nouveau 4 août, une nouvelle Bastille, un remake du Conseil national de la résistance, bref quelque chose qui serait à nouveau une heure de gloire pour la grande nation française.
Si l’on veut bien s’en souvenir, d’ailleurs, voilà longtemps que l’hypothèse d’une loi en la matière circule. Curieusement, c’est le passage à l’acte qui tarde. Pourquoi? Parce qu’une loi ne serait pas réaliste? Peut-être même serait-elle dangereuse? Contre productive? Appauvrissante pour la collectivité? Ou un peu de tout à la fois?
A la fin des fins, ceci. L’organisation de cette septième visite à l’Elysée a plus à voir avec la mise en scène de la politique qu’avec l’action politique. Le président va faire savoir qu’il n’est pas content, ah ça non, il n’est pas content le président. Les banquiers vont baisser la tête, pratique de baisser la tête, vous montrez que vous n’êtes pas arrogant et vous attendez que ça passe. Et après? Pas grand chose, sans doute, et même rien si ça se trouve.
Ceci se passe en France, au début du XXI° siècle, la France, ce pays où les hommes sont des enfants.
commentaires (268)
10h15 MONTLU03 26-08-2009
Bjr mathias,
je vois, avec un certain étonnement, l'intérêt, et peut-être la crainte, suscité à chaque fois qu'à gauche quelques initiatives se manifestent. Pour ma part, moi qui ne suis pas proche de l'ump, autant vous dire que la manière dont l'ump va désigner son candidat, je m'en contrefous à un point que vous ne pouvez même pas vous imaginer, mais c'est ainsi, les gens de droite, en France, ne cessent de critiquer ceux de gauche, mais en plus ils voudraient bien prendre les décisions à leur place, curieux sens de la démocratie.
D'ailleurs, j'ai vu un sondage ce matin qui m'interpelle, 82 % des Français sont favorables aux primaires pour désigner le candidat de gauche en 2012. Que diantre, 82 % des Français seraient désireux de participer à désigner l'adversaire de Sarkozy, ce qui ne lui laisserait qu'un socle de 18 %, je n'y crois guère.
Attendons encore un peu, et l'ump va exiger de participer au scrutin des primaires pour désigner le candidat de gauche.
________
bjr !!
je ne savais pas que cambadélis était ump ,,mdr
et j'ai aussi entendu lundi chez calvi d'éminents compagnons de route du ps horrifiés par le cirque parler d'un sondage qui disait que s'il y avait des présidentielles maintenant sarkosy gagnerait haut la main,,
et seul dsk aurait une chance en 2012 ,,
le glas pour sego, peillon, hollande , aubry , mosco, valls et autres candidats a la candidature
de toutes façons bayrou fini ,,
10h22
Nébuleuse d'Orion
26-08-2009
"Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Alain Juppé.
Alain Juppé : Bonjour, monsieur Aphatie.
jmA : Nous allons parler de l'Emprunt. Mais vous observez toujours attentivement la vie politique, bien sûr. Nicolas Sarkozy a recadré, voire même peut-être grondé, hier, les banquiers français à l'Elysée. A-t-il raison d'agir ainsi ?
A J : Oui, je partage à 100% son indignation...
JMA : 100% ?
A J : ... Toute la question est de savoir si maintenant cette admonestation bienvenue sera suivie d'effets"
Re à tous. Bonjour JMA
D'habitude dés qu'il y a un fait divers ou social on* entend de suite les proposition de loi ou les solution pour résoudre le problème de la part du gouvernement en conference de presse(FL), la pas du tout, rien ne filtre sauf le fig.com "Bonus : Sarkozy change les règles du jeu" du blabla invérifiable des 4 points sité au fig.com par un organisme de l'état. Encore une fois les banques sont maitres.Par contre aucune exigence sur l'augmentation du niveau de risque que les banques doivent prendre pour soutenir les pme, M Ricol part en septembre ( RMC) laissant des milliers de dossiers en attente de traitements par des médiateurs affaiblis face au banques à causes de la main non ferme (molle) du Résident de l'élysée...
Zapper les fautes.
Bjr mathias,
je vois, avec un certain étonnement, l'intérêt, et peut-être la crainte, suscité à chaque fois qu'à gauche quelques initiatives se manifestent. Pour ma part, moi qui ne suis pas proche de l'ump, autant vous dire que la manière dont l'ump va désigner son candidat, je m'en contrefous à un point que vous ne pouvez même pas vous imaginer, mais c'est ainsi, les gens de droite, en France, ne cessent de critiquer ceux de gauche, mais en plus ils voudraient bien prendre les décisions à leur place, curieux sens de la démocratie.
D'ailleurs, j'ai vu un sondage ce matin qui m'interpelle, 82 % des Français sont favorables aux primaires pour désigner le candidat de gauche en 2012. Que diantre, 82 % des Français seraient désireux de participer à désigner l'adversaire de Sarkozy, ce qui ne lui laisserait qu'un socle de 18 %, je n'y crois guère.
Attendons encore un peu, et l'ump va exiger de participer au scrutin des primaires pour désigner le candidat de gauche.


Il ne va surtout pas parler du vrai problème des banques :
la création (ou la destruction) monètaire massive.
C'est cette création qui directement ou indirectement est à l'origine d'une grande partie de ces super-bonus.
http://www.dantou.fr/liberalisme.htm