Informations, impressions, commentaires : mon regard sur l'actualité politique.
Jean Michel Aphatie 09 novembre 2009 Lien permanent
Le Mur et le reste 09/11
Il y a vingt ans, l’Allemagne retrouvait son unité. Certains, marqués par l’histoire, se sont effrayés de cette perspective. Il est facile de les moquer aujourd’hui. Et en même temps, comment ne pas sourire devant leur manque de perspicacité historique?
A nouveau unie, légitimement unie, l’Allemagne a surpris tout le monde en confirmant son attachement à la construction européenne par le sacrifice de sa monnaie, en 1992. C’est alors que chacun a pu comprendre que la réunification ne signifiait pas un retour en arrière, n’entraînerait pas une résurgence des tensions. Au contraire, l’Allemagne nouvelle a su faire preuve d’une immense maturité en ne mettant pas sa puissance retrouvée au service de desseins archaïques et en solidifiant, au contraire, l’oeuvre entreprise par des esprits visionnaires aussitôt après la guerre. Nul ne doute que l’Allemagne aurait pu faire d’autres choix.
Le 9 novembre 1989, c’était hier. Sommes-nous aujourd’hui à la hauteur de cette histoire? Autrement dit, et en acceptant de courir le risque d’apparaître obsessionnel, honorons-nous, nous, Français, le cadeau fait par les Allemands à l’Europe que représente la monnaie unique? En fait, avant d’être unique, cette monnaie est désormais commune à deux peuples qui se sont beaucoup et longtemps fait la guerre. Elle vise à dépasser, sans les effacer, les millions de morts et la haine qui les a produits. Avant d’être un outil économique, cette monnaie est une expression philosophique, un geste politique. De ce côté ci du Rhin, nous le négligeons de manière trop ostentatoire, presque blessante. Et s’il y a un regret à formuler en ce jour de commémoration de la chute du Mur, c’est bien celui de voir traiter sa plus heureuse conséquence, l’Euro, avec tant de désinvolture par la France vis-à-vis de l’Allemagne.
Deux informations importantes vont tomber dans les oubliettes de l’actualité à cause de la commémoration berlinoise. Qu’au moins cet espace serve à les sauver un peu.
La première est contenue dans Le Figaro, page 6. Un article décrit avec beaucoup de conviction la division du pouvoir iranien dans la négociation nébuleuse qui oppose ce pays au reste du monde à propos de la fabrication de la bombe nucléaire. L’article a ceci de nouveau qu’il décrit le président iranien Mahmoud Ahmadinejad prêt à la conciliation, tandis qu’une ligne dure menée par le président du parlement, Ali Larijani, semble l’emporter aujourd’hui à Téhéran pour repousser toutes concessions susceptibles de déboucher sur une issue pacifique de la crise. Le pouvoir iranien attendrait désormais l’arbitrage du guide suprême, Ali Khamenei, annoncé comme favorable au président du parlement.
Tout ceci est neuf? Est-ce vrai? Est-ce exactement ainsi que se déroulent les évènements dans la coulisse opaque du gouvernement iranien? En tout cas l’article mérite d’être lu.
Autre éclairage dans la presse, ce matin. Il concerne la société T&D, filiale d’Areva que la maison mère, en quête d’argent frais, notamment pour faire face aux surcoûts d’un développement difficile de l’EPR, est contrainte de mettre en vente. Cette société T&D, pour transmission et développement dans la filière nucléaire, est fortement rentable. Elle suscite beaucoup d'appétits.
Le journal économique La Tribune de ce matin rapporte, à quelques heures du dépôt des offres fermes, que la société japonaise Toshiba met quelque cinq milliards d’euros sur la table, plus que Général Electric, quatre milliards d’euros, et davantage qu’Alstom, 3,5 milliards, qui faisait pourtant figure de grand favori voilà seulement quelques semaines.
L’Etat pousse Areva à la vente car il ne peut plus remplir son rôle d’actionnaire pour cause déjà repérée de déficits budgétaires à répétition. L’ennui, c’est que ce fleuron de l’industrie française, 31.000 salariés, pourraient bien quitter prochainement le patrimoine national. Qui rendra des comptes pour cette gestion désastreuse du patrimoine public? Sans doute personne. Et ce n’est pas la chose la plus gaie en ce jour anniversaire de la chute du Mur de Berlin.
commentaires (366)
Bobjour à Tous & à Toutes
Bonjour à Toi♥
Nicolas Sarkozy , à Berlin le jour de la chute du Mur......Ah , bon... pourquoi pas ! ! mais ailleurs aussi
J' ai trouvé dans un vieux Moniteur de ma jeunesse cette déclaration :
""Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de notre patrie sera accompli, je vous ramènerai en France; là, vous serez l'objet de mes plus tendres sollicitudes. Mon peuple vous reverra avec joie, et il vous suffira de dire, J'ÉTAIS à la bataille d'Austerlitz, pour que l'on réponde, Voilà un brave""
Il y était aussi...la preuve! ! !
Bonjour le blog ... alors ? tout le monde est Berlinois ?
08h23 Minie 10-11-2009.
Bonjour Minie ... un grand merci de m'avoir prévenu ;o)
08h23 Minie 10-11-2009
Je passe juste le bout du nez pour voir si webcutter va me le couper...
Les mecs, restez prudemment derrière moi....il en va de votre ...de votre...euh, je trouve pas le mot!!
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Bonjour Minie,
Tu n’es pas gentille avec les hommes du blog, voilà que tu suggères au webcutter « va-nous la couper » Merci, qu’allons nous devenir ingrate ?
Ce matin l’invité de JMA était Dominique Bussereau secrétaire d'État aux Transports.
JMA a eu beaucoup de peine et a beaucoup insisté pour que celui-ci réponde enfin un peu aux questions de JMA concernant la grève du RER A & B d’hier. Dominique Bussereau dans un soupir a avoué que le service minimum ne pouvait s’appliquer lorsqu’il avait plus de 80% de grévistes. En effet le gouvernement avait omis ou peur d’appliquer la réquisition du personnel ?
Pourtant que nous avez vanté Nicolas Sarkozy et tous les ministres, porte-parole et j’en passe qu’avec le service minimum les Français ne connaîtraient plus de « galère »
Quand JMA a invoqué l’augmentation de Réseau de France d’augmenter fortement auprès de la SNCF la location de ses sillons ! Nous avons eu, une belle acrobatie de la part de Dominique Bussereau. Lorsqu’il ne sera plus au gouvernement il a trouvé sa nouvelle vocation !
Bon après cela, Nicolas Sarkozy va t’il dire aux français « lorsqu’il y a une grève en France, on ne se s’aperçoit même pas »


Par ces temps de grippe, je vous demande de vous arrêter de vous biser dans tous les coins !
Sous l'impulsion de grandes biseuses, ce blog est devenu un véritable bisodrome ! C'est intolérable !