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Jean Michel Aphatie 09 octobre 2008 Lien permanent
La crise et "Les Infiltrés", comme d'hab' 09/10
Ca va mieux. Partout, les bourses ouvrent en hausse. Le capitalisme reprend du poil de la bête. Encore un effort, et il sera sauvé. Le socialisme ne passera pas.
En même temps, rien n’est gagné. Henry Paulson, secrétaire d’Etat américain au Trésor, annonce de probables prochaines faillites bancaires. Peer Steinbrück, ministre allemand des finances, assure ceci dans une interview à La Tribune: « Les retombées sur l’économie réelle seront bien plus fortes que prévu. »
En vrai, hélas, cette phrase sonne juste. La crise financière est une réalité, mais une réalité lointaine, technique et pour beaucoup, abstraite. Elle camoufle une autre crise, silencieuse, entamée pourtant depuis longtemps et à laquelle nous sommes encore peu attentifs. Dans toutes les économies développées, une multitude de métiers, d’activités, souffrent depuis plusieurs mois, enregistrent des baisses de chiffres d’affaire, réduisent leur dispositif et donc, licencient. L’augmentation du nombre de chômeurs au mois d’août, 41.300 demandeurs d’emploi supplémentaires, a exprimé cette réalité. Elle devrait se manifester à nouveau, chaque mois, dans la période qui s’ouvre.
Il n’est pas toujours facile d’établir un lien entre la crise financière et la crise économique. Mais l’une et l’autre, bien sûr, sont liées, enchevêtrées, dépendantes. C’est en ce sens que le ministre allemand a raison. Le dévissage des bourses annonce une tempête dont nous ne mesurons pas vraiment encore l’ampleur.
Quelles leçons tirer de ce tourbillon? Invitée de RTL, ce matin, à 7h50, Ségolène Royal, ancienne candidate du parti socialiste à l’élection présidentielle, a préconisé un « changement de système ».
Que recouvre la formule? Une moralisation et un encadrement plus performant de l’activité des marchés? Un changement radical des règles qui irait jusqu’à la modification du système libéral? Le fameux dépassement du capitalisme par un objet aujourd’hui indéterminé? La formule, aujourd’hui, ressemble s’apparente davantage à un fantasme intellectuel qu’à une proposition pratique, ou praticable. Hélas, trop souvent la politique est ainsi faite de formules qui nourrissent l’imaginaire sans corriger la réalité.
Les « Infiltrés », comme d’hab’. Le débat n’est pas encore engagé. Les journalistes sont des animaux à sang tiède qui rentrent lentement de vacances. D’ici la Toussaint, la machine devrait chauffer un peu.
Une discussion rapide, hier, avec une journaliste, m’ a semblé plaisante. Son soutien à l’émission projetée par l’agence CAPA tenait dans cette question: « Des images tournées en caméra cachée peuvent-elles apporter quelque chose de plus à l’état de nos connaissance d’un sujet précis? » Pour sa part, elle répondait « oui », et moi aussi j’ai répondu « oui ». Mais cette question, ainsi posée, en appelle tout de suite une autre: « A quel prix une caméra cachée apporte-t-elle quelque chose? »
Imaginons donc un journaliste avec sa caméra cachée. Il parle avec l’un des sujets de son enquête. Il s’est présenté à lui sous une fausse identité, en dissimulant son vrai métier, sa recherche, ses intentions. Une fois la conversation enregistrée et les images emmagasinées, ces deux personnes se séparent. A aucun moment, l’un des deux n’aura été prévenu que ses propos ont vocation à être des propos publics. Ainsi donc, la matière recueillie l’aura été au prix de la tromperie d’abord, de la dissimulation ensuite.
Quelles sont les valeurs que véhicule le journalisme? La sincérité, puisqu’il lui revient d’établir des faits. L’honnêteté puisqu’il revient d’enquêter sur l’irrespect des règles sociales et des lois. La transparence puisqu’il révèle et met en lumière. Comment atteindre ces objectifs, la sincérité, l’honnêteté et la transparence en choisissant d’exercer son métier en utilisant le mensonge, la malhonnêteté et la dissimulation?
On répondra, vieux, vieux, vieux classique, que la fin peut justifier des moyens. Dans un autre registre, c’est ainsi que depuis la nuit des temps, les dictateurs et les affairistes s’affranchissent des codes moraux. Les premiers disent au peuple: vous ne vivez pas libre, mais vous vivez en sécurité. Négation des valeurs et de la philosophie qui hissent les hommes au dessus de leur condition mortelle. Les affairistes, eux, s’arrangent de la transgression des lois en excipant la création des richesses. C’est placer le matérialisme et la vénalité au dessus de l’effort et de la persévérance.
Quelle drôle d’idée, quel projet singulier, de vouloir placer le journalisme dans cette perspective. Informer serait tellement important que les moyens pour y parvenir serait second. Ce raisonnement là est mortel pour le journalisme. Un journalisme sans valeurs deviendrait vite un métier sans morale. Si le principe du but commence à l’emporter sur l’observation des moyens, alors la brèche serait ouverte pour que tous les moyens deviennent légitimes pour atteindre le but.
C’est en ce sens que le projet des « Infiltrés » ne peut pas être recevable par ceux qui ont choisi la profession du journalisme. S’il devait voir le jour et s’installer durablement dans le paysage français, ce serait alors, et même s’il rencontrait le succès, une immense défaite pour tous les journalistes de ce pays.
commentaires (376)
AFP - il y a 6 minutesPARIS (AFP) - La Bourse de Paris s'effondrait vendredi matin, le CAC 40 plongeant de 8,21% en tout début de la séance.Lâchant 6,36% dès l'ouverture, l'indice a rapidement dégringolé, tombant même brièvement sous les 10%, avant de se stabiliser un peu.
Vladimir a vendu ses actions à l'ouverture c'est pour ça.
on parie:
apres la crise les riches seront encore plus riches
les pauvres plus pauvres
ca vous ra^pelle qui et quoi???
minie belge
ce n'est pas un detail d'exonerer les titulaires du paquet fiscal en taxant ENCORE les pauvres capitalistes francais qui ont du nmal a epargner
on augmente encore les prelevements
L'autre ami, Gulbuddin Hekmatyar, allah's pig de première classe, qui a revendiqué l'embuscade anti française est toujours là....que fait Allah ? on se le demande.


Malgré la crise, les dames du Palais Brongniart maintiennent leurs prix...c'est honteux.