On peut refaire le monde tous ensemble. Vous pouvez réagir avant, pendant et après l'émission sur ce blog, nous suggérer des thèmes de débat, pousser vos coups de gueule ou vos coups de coeurs. "On refait le Monde" est un espace de libre parole sur RTL.
Christophe Hondelatte 04 février 2010 Lien permanent
"On refait le monde" le jeudi 4 février
Bonsoir à tous,
Ce soir, aux côtés de Christophe Hondelatte, 4 polémistes pour refaire le monde :
-Rokhaya Diallo, du mouvement des Indivisibles
-Michel Godet, professeur d'économie au CNAM
-Valérie Lecasble, conseillère en communication
-Rodolphe Bosselut, avocat au barreau de Paris
Nous parlerons du développement de la "culture maison" de cannabis qui inquiète,
Puis du thon rouge qui se fait de plus en plus rare,
ainsi que d'une policière voilée qui passe devant le conseil de discipline,
Et nous finirons par le court-métrage " Le baiser de la lune" diffusé devant des enfants pour sensibiliser à l'homophobie,
Bon débat à tous et n'oubliez pas d'élire la langue de vipère au 3210,
Camille Christophel
commentaires (238)
En France (et dans d'autres pays), il existe un fort courant politique qui reste attaché à la nation. Généralement, pas par xénophobie, mais parce qu'il constate que la construction européenne va "dans tous les sens" et fait sauter les protections existantes, parce qu'il constate que la mondialisation ultra-libérale est porteuse de délocalisations, de chômage, de spéculations impossibles à maitriser.
Ce courant était majoritaire au référendum de 2005. Ce qui montre qu'il ne mobilise pas que les extrêmes.
Mais, il n'arrive pas à avoir une expression politique durable dépassant le clivage gauche-droite..
- Philippe Séguin en était le premier représentant symbolique. Il a vite constaté qu'il ne pouvait exister qu'en revenant vers Chirac. Mais, devenu président du RPR, il était au-dessus de ses forces de diriger une liste aux européennes de 1999 à contre-courant de ses conceptions. D'où sa démission fracassante. D'où son "suicide" politique conscient aux élections municipales à Paris en 2001.
- Charles Pasqua et Philippe de Villiers prirent la relève. Mais, les "affaires" du premier et le côté "trop réactionnaire" du second, ainsi que leur conflit, ont vite limité leurs possibilités. Et Villiers a fini par rejoindre Sarkozy.
- La tentative de Jean-Pierre Chevènement en 2002 semblait prospérer pendant la campagne. Puis elle s'est effilochée. Et, il a dû se rapprocher du PS de nouveau.
- Nicolas Dupont-Aignan mène un combat courageux depuis 2005. Mais son résultat plus que modeste aux européennes de 2009 l'oblige à rejoindre Villepin.
Alors, deux personnalités restent dans leur camp et utilisent le clivage gauche-droite.
- Marine Le Pen n'est pas une extrémiste. Elle évite tout "dérapage" fascisant ou paraissant raciste. Elle a un discours républicain. Mais, par héritage familial, elle est presque à la tête d'un parti d'extrême-droite.
- Jean-Luc Mélenchon est souvent à contre-courant du politiquement correct. Il lui arrive d'aller contre des idées à la mode à gauche.
Mais, politiquement, son positionnement est "à gauche toute". Cherchant même à s'allier à Besancenot, voire aux verts.
Tout de même, il lui arrive de "se lacher". Poussé dans ses retranchements, sur France-Info, il a fini par reconnaitre qu'il se sent plus proche de Dupont-Aignan ("le même amour de notre patrie républicaine") que de Strauss-Kahn ("qui affame les peuples, à la tête du FMI").
Je suis revenue ! Et j'apprends que Rodolphe Bosselut est langue de vipère : YES HE CAN !!!
Valete


Bonsoir à tous